Exemples concrets : le cas d’une boutique en ligne et d’une agence de consultant
Exemple 1 : Une boutique en ligne de produits artisanaux
Imaginons que vous souhaitez créer une SASU pour lancer une boutique en ligne proposant des produits artisanaux faits main. Vous avez déjà identifié vos futurs fournisseurs et vous savez à quel point la présence sur les réseaux sociaux est cruciale. Pour vous lancer dans cette aventure, vous avez besoin de 20 000 € pour acheter du stock initial et créer une plateforme e-commerce performante.
Vous contactez votre banque habituelle. Elle vous explique que, pour débloquer la somme, elle aura besoin :
• D’un business plan détaillé (avec estimation de vos ventes, plan marketing, etc.)
• De votre Kbis ou, à minima, de la preuve d’immatriculation en cours
• De garanties (apports personnels, caution personnelle éventuelle)
Pour répondre à ces exigences, vous rédigez rapidement vos statuts, vous les déposez au greffe et obtenez votre attestation d’immatriculation. Vous fournissez ces documents au banquier, qui vous donne un accord de principe. Dès que vous réceptionnez votre Kbis définitif (quelques jours plus tard), vous récupérez les fonds. Sans ce fameux extrait, il vous aurait été difficile de débloquer l’argent immédiatement.
Exemple 2 : Une agence de consultant en marketing digital
Autre situation : vous êtes déjà consultant indépendant en marketing digital, inscrit au statut d’auto-entrepreneur. Vous n’avez pas de Kbis, mais vous disposez d’un numéro SIRET et vous déclarez un chiffre d’affaires régulier depuis un an. Pour accélérer votre croissance, vous souhaitez contracter un prêt de 10 000 € afin de financer une campagne publicitaire et engager un associé B2B à temps partiel.
Votre banque vous demande une preuve de vos revenus et de votre activité. Vous présentez alors :
• Vos dernières factures clients et attestations de chiffre d’affaires
• Une attestation d’inscription au répertoire SIRENE (ou au registre des métiers si votre activité en dépend)
• Vos relevés bancaires sur les six derniers mois
Grâce à ces justificatifs, vous prouvez que votre activité n’est pas fictive et que vous êtes capable de rembourser un prêt. Aucun Kbis requis pour les micro-entrepreneurs, tant que la banque valide la solidité de votre demande. Au final, vous parvenez à décrocher un financement sous 15 jours, montrant qu’il est possible de se passer d’un Kbis dans ce type de configuration.